dimanche 19 août 2007
Nairobi, ville la plus dangereuse d’Afrique ?
De même, à partir de 17h, à l’entrée de chaque bar, on peut voir un ou deux agents de sécurité, tout de noir vêtu et le détecteur de métaux à la main.
Mardi 3 juillet 2007 : Nairobi – Kiambu – Nairobi
A 8h30, je me lève pour la douche et découvre, horrifiée, une tique accroché à mon abdomen. On a vraiment choisi l’hôtel le plus « dangereux » de la capitale. Comme l’a dit Martin : « pas encore en forêt mais déjà attaqué, ça promet !!»
Après les douches, toilettes/inspection, nous partons à la recherche d’un petit déjeuner. A deux pas de l’hôtel, dans un bar qui ne paie pas de mine, nous commandons, non sans difficulté, trois petits déjeuners complets. Le lait se révèlera coupé à l’eau mais l’omelette, la saucisse et le jus de passion font sensation !
Ensuite « traversée » de la ville à la recherche du matatu n°100. Sur l’avenue, les véhicules roulent à vive allure, les gens traversent où ils peuvent, nous aussi… Mais pas de bus 100. Enfin, j’en repère un, sortant de la foule d’engins roulants. Nous le suivons de loin sur le trottoir, il ne semble pas vouloir s’arrêter. Enfin, nous grimpons. Il n’y a plus qu’un passager, il nous rassure sur la destination mais ne peut nous indiquer le prix. Ce sera 50 Ksh (0,6€) par personne pour faire 20 km. Sur la route, nous sommes d’abord stressés à l’idée d’un accident, mais comme tous les chauffeurs ici, le notre est un virtuose de la conduite. Ensuite, le paysage change, après l’agitation de Nairobi, nous découvrons le calme des forêts et des demeures résidentielles cachées dans les bois. Puis Kiambu. Quel bonheur d’être loin de la folie de la capitale. Tout a l’air calme, paisible… Les gens ne semblent plus courir. Et nous, nous relâchons la pression de nos poches. Ici, pas de dangers.
Nous remontons l’avenue, à la recherche du « Paradis perdu » en observant les étales des marchés, en interrogeant les gens sur leurs produits et notre destination. Ne trouvant rien, nous interrogeons deux hommes en costume. Ils nous expliquent qu’il faut prendre un matatu en direction de Nairobi. A nos mines déconvenues, ils nous proposent un taxi. Etant donné le prix, nous optons pour le minibus. Sur la route, le matatu nous dépose devant une piste, nous voilà déjà en trek : 2km à faire avant le « Paradise lost ». Nous longeons des champs, des fermes, une école. Le silence nous envahit, nous observons cette nature si verdoyante qui contraste avec la piste rouge que nous remontons. Les cactus au milieu de cette végétation nous surprennent également. Après le passage du panneau « bienvenue », il nous reste encore 1km où nous longeons des champs de baies inconnues. A l’entrée du « paradis », des femmes et des enfants attendent le lait frais, un groupe d’écoliers se promènent papier toilette à la main. Nous payons notre droit d’entrée et en attendant le guide nous interrogeons l’homme de la guérite sur les étranges graines qui poussent dans ces champs sans fin. C’est du café !!
Notre guide nous conduits à la cascadeDe nombreuses personnes travaillent dans l’entreprise, principalement des femmes, grâce à leur patience.
Enfin, l’électricité étant revenue, nous visitons la grotte où vivaient les pigmés il y a 800 ans et où se cachaient les kenyans pendant l’indépendance. En remontant, nous croisons deux militaires, arme à la main, qui nous sourient et nous serrent la main. On est où là ?
Nous laissons notre guide pour déguster nos gâteaux. (Il est quand même 15h30 !) Et reprendre notre route, non sans l’espoir que l’autre groupe de touristes ou les écoliers aient pitié de nous. Finalement, ce sera un camion qui nous conduira jusqu’au goudron. Nous reprenons un matatu jusqu’à Nairobi et parcourons quelques pâtés de maisons pour trouver un bar sympa. En terrasse, à l’étage, nous prenons deux cocas et un jus puis nous retournons à l’intérieur pour souper. Pour la première fois depuis notre arrivée, nous avons l’impression de nous faire arnaquer par les serveurs et leur conversion en dollars…
En quittant le bar, il fait nuit. Martin a repéré la route sur le guide et part à vive allure en direction de l’hôtel. Avec Juliette, nous avons du mal à le suivre… Le stress et la peur augmentent. Nous arrivons à l’hôtel presque en courant. La gérante n’attendait que nous pour cadenasser la porte ! Entre faits divers, histoires sordides et paranoïas, nous faisons le souhait de ne plus nous déplacer de nuit à pied dans Nairobi !!Lundi 2 juillet 2007 : Addis-Abeba – Nairobi
Après avoir répartis nos nombreuses liasses de billets dans nos sacs, sacoches, chaussures… nous partons à l’aventure de la ville la plus dangereuse d’Afrique (dixit le Lonely). Enfin… surtout à la recherche d’un resto. Après dépatouillage en anglais, nous passons commande. Ensuite, nous remontons Kenyatta Road jusqu’à Uhuru Park, mais un orage nous surprend. On attend que ça se calme puis nous partons photographier des oiseaux bleus et voir le Parlement et la Tour la plus haute de la ville.
Trois petits cocas dans un bar branché et un retour avant la nuit à l’hôtel.
Après avoir vu Nairobi en décembre, je découvre une autre facette de la ville. Je suis épatée par toute cette activité. Les bus sont décorés, les gens patientent malgré nos difficultés en anglais. Tout a l’air de fonctionner en accéléré, c’est très différent de Brazza où tout va au ralenti. Tout à l’heure, nous étions scotchés par les très longues queues (très bien organisées) pour monter dans le bus (environ 300m autour d’un pâté d’immeuble).
Ce soir, petit lunch à l’hôtel et dodo.
Finalement, la soirée a été plus longue avec « festin »des restes de l’avion, à la lampe torche à cause d’une coupure de courant. Ensuite, nous avons vécu une chasse aux moustiques et aux blattes avant d’installer nos lits moustiquaires.
Dimanche 1er juillet 2007 : Brazzaville – Addis-Abeba
Début de l’aventure… Aéroport de Maya Maya, aucun problème. Rapide et sympathiques étaient les deux mots à retenir. François et Renault nous laissent. Dans la salle d’attente, nous patientons une heure de plus avant d’embarquer.
Le vol se passe sans encombre, entre les cris, les courses des enfants et perturbations. Après « l’illusionniste », nous nous reposons. Dans une demi-heure, nous toucherons le sol éthiopien pour notre transit d’une nuit.
L’Ethiopie est toujours aussi accueillante mais nous sommes un peu « anti » Ethiopian Airlines. En effet, entre notre atterrissage et notre arrivée à l’hôtel, nous avons du patienter 3 heures ! Nous avons également fait une visite de la ville by night pour déposer 2 ou 3 personnes dans chaque hôtel. Heureusement, Juliette a pu dîner et nous avons pu dormir…
